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5 astuces pour bien négocier son salaire

La négociation du salaire est une étape importante lors d’un processus d’embauche. Beaucoup de chercheurs d’emploi ne savent pas comment aborder le sujet et craignent de perdre leur avantage compétitif en se prononçant sur le salaire auquel ils aspirent.

Pourtant la question du salaire est inévitable à toute embauche. Il va de soi que si vous êtes en recherche d’emploi, vous devez vous y préparer au même titre que pour les questions concernant votre expertise.

Il faut préparer une proposition salariale dès la pré-sélection

Comment s’y prendre pour négocier son salaire?

D’emblée, il n’y a pas de formule magique qui s’applique universellement à la négociation salariale car tout dépend de votre situation.

Si par exemple, on vous demande quelles sont vos attentes salariales au stade de la pré-sélection, sachez que le recruteur ne veut pas vous faire perdre votre temps, pas plus qu’il ne veut gaspiller le sien.

Il vaut mieux répondre à la question sur la rémunération anticipée avec sincérité car votre réponse figurera à votre dossier et sera prise en compte pour les négociations futures.

 

Éviter de tomber dans le piège du salaire approximatif

Vous avez réussi à vous distinguer lors des entretiens? La question de la rémunération se présente enfin?

Peut importe le chiffre qui vous convient, évitez d’évoquer une échelle approximative du genre: “je m’attends à un salaire d’environ 90 000 $ à  100 000 $”. Imaginez un instant que vous tentez d’acheter un nouveau pupitre et que l’on vous dise: “Le prix est d’environ 250 $ à 300 $”. Vous voudrez savoir s’il y a des options additionnelles. Si c’est le même pupitre il est probable que vous allez retenir le chiffre le plus bas sinon vous aurez l’impression d’avoir perdu ce que l’autre gagnera.

Donc si vous évoquez une fourchette salariale de 90 000 $ à 100 000 $, il est évident que le recruteur recevra comme message que vous êtes preneur pour 90 000 $. Pourquoi donc voudrait-il vous payer 100 000 $ alors que vous semblez prêt à prendre le poste pour 90 000 $?

Incidemment, c’est généralement la crainte de ne pas être dans la bonne tranche salariale qui pousse les candidats potentiels à faire l’erreur de proposer une fourchette salariale plutôt qu’un chiffre représentant leur réalité. Cette erreur découle plus souvent qu’autrement de la peur de voir sa candidature éliminée avant même d’avoir fait valoir l’étendue de ses compétences.

 

Faire ses recherches

Soyez assurés que la négociation salariale s’avèrera plus facile en faisant des recherches au préalable et en établissant des comparatifs avec les autres profils similaires. Pour déterminer son niveau salarial, il faut avant toute chose prendre en compte des facteurs tels que les années d’expérience, les qualifications, les réalisations, les compétences et l’industrie. Ce faisant, il est important de tenir compte des autres variables propres à son secteur d’activité.

Les candidats qui font des recherches appropriées peuvent établir leur juste valeur avec une plus grande certitude ce qui leur permet de proposer une rémunération adéquate, conforme au marché et possiblement davantage similaire à l’offre du recruteur. Par ailleurs, ces personnes gagnent en assurance lors de la négociation salariale, la connaissance de leur marché aidant.

 

Mettre ses compétences de l’avant

Un autre avantage significatif de bien connaître le niveau salarial pertinent à son profil, est de pouvoir expliquer pourquoi on s’attend à une certaine rémunération. À la question: “Quelles sont vos attentes salariales?”, vous pourrez ainsi répondre quelque chose du genre: “Étant donné mes X années d’expérience dans le domaine, mes compétences, sans compter mes formations récentes sur les nouvelles technologies, un salaire de 100 000 $ me semble légitime. Qu’en pensez-vous?”

 

En terminant votre argumentation par une question pour valider, vous démontrez votre capacité d’être à l’écoute de votre interlocuteur et votre désir d’avoir son point de vue. D’autant plus que l’interrogation vous évite d’être perçu comme étant arrogant et fermé, tout en permettant à la discussion de se poursuivre.

 

Tirer profit des négociations

À ce stade, peu importe que le salaire évoqué soit trop élevé, vous avez une marge de manoeuvre amorcée par votre interrogation.

Si, par exemple votre proposition salariale vise d’obtenir le maximum possible, le chiffre que vous proposerez devra être supérieur à celui que vous anticipez de la part du recruteur. Et c’est précisément ce qui vous permettra de découvrir le plafond réel pour le poste: “Nous avions prévu de verser un salaire maximal de ….” En revanche, si on vous accorde d’emblée le salaire demandé, vous saurez à ce moment là que votre chiffre était trop bas.

Afin de trouver une formule gagnante pour combler les éventuels écarts entre les deux parties, il est possible de négocier les bonis de performance, commissions versées, semaines de congé et autres items affectant la rémunération. Au final, peu importe les conditions dont vous aurez convenu, assurez-vous d’obtenir ces détails par écrit avant de signer votre acceptation.

Pour en découvrir davantage sur le sujet, je vous recommande de lire l’excellent article 5 Salary Negotiation Tips that Work! de Jerome Young, Fondateur de AttractJobsNOW.com

 

Un article de Sonia Desrosiers

 

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