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Tout simplement chasseur de têtes

Par Laurent Hyzy

J’exerce ce métier depuis près de 20 ans et j’ai souvent entendu des réactions critiques plus ou moins vives au sujet de son appellation.

Je pose donc toujours la question de l’origine de ces réactions que je trouve souvent un peu irrationnelles.

 

Voici les principales raisons qui m’ont été avancées pour expliquer une connotation si négative:

 

  • Le mot «chasse» est mal perçu par une grande majorité de personnes dans le sens où il fait écho à la chasse au sens littéral du terme et donc à l’action de traquer puis de tuer une proie. Cette perception est dommage à mon sens car par le mot «chasse», il faut bien sûr uniquement comprendre: enquête, recherche, identification, approche et prise de contact.

 

  • Pour d’autres, c’est le terme «têtes» qui n’est pas le plus approprié. Des mots comme «talents», «compétences» ou «expérience» leur conviendraient mieux. Mais bien que décriée et galvaudée, il se trouve que l’expression «chasse de têtes» parle à tout le monde. Quand on se présente comme «chasseur de têtes», on est identifié immédiatement comme un recruteur par la personne à qui on s’adresse même si elle ne connaît pas précisément les spécificités du métier. Or c’est bien l’intérêt de la formule et c’est pour cela qu’elle subsiste.

 

  • D’aucuns y voient un rapport avec des «chasseurs de primes» du far west. Probablement en lien avec l’origine américaine du métier et de sa dénomination outre-atlantique : «head hunter» qui a été littéralement traduite en français. C’est vrai que les principes de non-exclusivité et de rémunération au succès d’une partie de la profession («success fees») peuvent prêter à confusion.

 

  • Enfin, force est de constater (du moins je l’espère) que pour certains c’est l’inconscient collectif et la ressemblance phonétique qui opèrent puisqu’ils associent «chasseur de têtes» à «réducteur de têtes». J’ai bien mal choisi le nom du cabinet de recrutement que je dirige, j’aurais dû l’appeler JIVAROSCONSULT :).

Acquisition de talentMais si l’image de la chasse de têtes est si négative pourquoi un appel de la part d’un chasseur de têtes fait-il toujours autant plaisir?

 

Les candidat(e)s approché(e)s par un chasseur de têtes ne sont en effet pas des proies mais bel et bien des partenaires ou des clients qui bénéficient des services du chasseur de têtes.

Ils ou elles ont été identifié(e)s pour la qualité de leur parcours, de leurs réalisations, de leur réputation ou de leurs références professionnelles et c’est à ce titre qu’on les contacte.

L’appel d’un chasseur de têtes est donc de prime abord flatteur et souvent la marque de reconnaissance par ses pairs et de notoriété.

 

Car finalement qu’est-ce que la chasse de têtes?

Il s’agit simplement d’une technique de recherche utilisée par un recruteur à l’instar de la mise en ligne d’annonces sur des sites emplois ou de la tenue d’un stand dans un salon RH.

Cette technique consiste à contacter des professionnels en poste pour les informer d’une opportunité professionnelle susceptible de les intéresser. L’élément distinctif par rapport aux autres démarches est que ces personnes ne sont à priori ni en recherche, ni demandeuses de quoi que ce soit donc en résumé pas candidat(e)s.

L’objectif du chasseur de têtes est alors de présenter aussi précisément que possible une évolution de carrière afin de progressivement susciter l’intérêt de son interlocuteur.

Les personnes contactées réservent systématiquement un bon accueil à ce type de démarche qu’on appelle aussi « approche directe » car les échanges sont toujours confidentiels et sans engagement. La curiosité fait le reste.

 

Un article de Laurent Hyzy, chasseur de tête, fondateur et dirigeant d’ALTERCONSULT

 

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